2014 Millésime sauvé des eaux?

millésime-2014
Et alors Docteur, ce 2014 comment se présente-t-il?

Pas mal du tout à première vue et mieux en tout cas que son aîné le 2013! Mais attention, c'est seulement après les vinifications que le vigneron commence à respirer (ou à s'angoisser). La matière première, le raisin est dans un meilleur état sanitaire qu'en 2013. Plusieurs régions ont souffert d'orages de grêle destructeurs. Les fortes précipitations récentes dans le midi ont fait un peu de dégâts (15 % du volume dans l'Aude) mais tout cela fait partie des aléas climatiques exceptionnels mais quasi habituels.

Bordeaux 
On avait le moral dans les chaussettes.
Les mois de juillet froid, et août pluvieux laissaient présager une sombre récolte dans le Bordelais, mais l'ensoleillement exceptionnel de septembre a redonné le sourire aux vignerons (cette phrase, on peut la répéter pour les autres régions). Septembre a « fait » le millésime. Il faudra attendre fin octobre avec la rentrée des derniers cabernets. Outre la qualité, la quantité est au rendez-vous. Ceci vaut aussi pour le Sud-Ouest et les Charentes.


millésime-2014Bourgogne
Après la grêle dévastatrice du 30 juin en Côtes de Beaune et l'été maussade, on ne rigolait pas. Septembre a sauvé le millésime. La qualité est « plutôt bonne » nous confie un vigneron prudent et la quantité tourne aux alentours de 1,45 million d'hecto. Phénomène rare, la Côte de Nuits a vendangé en même temps que la côte de Beaune. Ouf !

Champagne
Bonne quantité et bon état sanitaire en général. En Alsace, les vendanges sont précoces et se présentent bien mais combien de vignerons vont nous faire des vins secs ? (comme d'habitude hélas)

Côtes du Rhône Nord et Sud 
La Vallée du Rhône pousse un ouf de soulagement! En effet, le millésime 2014 n’a pas connu de réelles contraintes hydriques. On a assisté à un développement équilibré de tous les cépages, avec une récolte tant qualitative que quantitative supérieure (sauf pour la région grêlée le 20 juillet). Les premières impressions sont positives. Les jus sont colorés et très aromatiques. Encore un beau millésime en perspective.

Languedoc Roussillon
2014 s’annonce donc comme une “petite” année du point de vue des volumes (12 millions d’hectolitres contre 13,6 l’an passé). Le vignoble a subi d’abord une forte sécheresse pendant la période cruciale du printemps qui a considérablement ralenti la croissance de la vigne. Autant dire que les dernières pluies ont été appréciées. Les orages ont causé de lourds dégâts dans le Gard et dans l’Aude ou 15 000 hectares ont été touchés. La qualité sera hétérogène : à suivre. Quels seront les effets des phénomènes cévenols d'orage à répétition sur le vignoble et même dans les chais? L'avenir nous le dira.

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Val de Loire 
Dans le Val de Loire, les vendanges ont démarré autour du 8 septembre. Ni tardives, ni précoces et surtout sans incident climatique majeur, l’année 2014 s’annonce classique pour les vignerons. En Anjou Saumur comme en Touraine, les vignerons sont ravis de cette année sans incident climatique majeur et bénissent le soleil de septembre qui leur donne  une fin de maturité optimum de la récolte.

En Sancerrois, les vendanges avaient-elles à peine commencé ce 22 septembre, qu’Alphonse Mellot s’attendait déjà ce que le cru 2014 soit «un grand millésime».

En Suisse et au Grand duché de Luxembourg, les impressions sont positives même si «on l'a échappé belle»

2014 Merci Monsieur Septembre 

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